Le coup d’envoi de la grande course a été donné ce mercredi
26 mars à 15h15 pour les solitaires et 15h30 pour les équipages en double après
une troisième procédure en raison d’un vent très changeant sur la zone de
départ (et un rappel général !).
C’est en effet dans un vent instable de 8/10 nœuds mais sous
un beau soleil que les figaristes ont pris le départ de ce parcours de 270
milles nautiques qui s’annonce très piègeux en termes de conditions météo. Une dorsale
sévit depuis plusieurs jours sur les côtes sud du Finistère, dont les marins
seront encore tributaires sur la moitié du parcours. Il faudra donc être à l’affut
de la moindre opportunité pour réussir à s’extirper des vents faibles et ne pas
se faire décrocher de la tête de flotte.
L’arrivée des premiers est prévue vendredi 27 mars dans la
matinée.
Pour suivre la progression des navigateurs sur la
cartographie, cliquez ici
Ils ont dit :
Laure Galley (DMG MORI ACADEMY) : « Nous avons tous réalisé hier soir que c’est la première fois depuis 2008 qu’une femme s’impose sur une manche du circuit Figaro Beneteau. Ce n’était pas un objectif en soi mais c’est chouette et un peu la cerise sur le gâteau ! Désormais, place au grand parcours et on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé ! Le début est très incertain et très instable comme sur les inshores. Nous sommes soumis à une dorsale et le vent ne devrait revenir que vendredi matin ! Nous allons donc avoir des conditions variées avec beaucoup de phases de transition à gérer. Ca être ça va être rigolo mais il va falloir rester bien concentré du début jusqu'à la fin, notamment sur les renverses de courant et sur les bascules de vent. »
Tom Dolan (Kingspan) : « ça va être très mou jusqu’à
l’Occidentale de Sein et après cette marque, ça risque de partir dans tous les
sens sur le grand bord vers le waypoint virtuel. On pourrait assister à un
éclatement de la flotte à ce moment-là. Ça peut partir par devant, ça peut
revenir par derrière… ça devrait être sympa à suivre ! »
Arno BISTON (Article 1) : « ça va être long mais
je pense que l’on ne va pas s’ennuyer ! Les conditions vont être
changeantes et je pense qu’il y aura des petites options à prendre. On va se
faire des nœuds au cerveau ! J’espère faire de meilleurs résultats que sur
les deux journées d’inshore. »
Romain Bouillard (Décrochons La Lune) : « Je suis
troisième du général provisoire avec peu de points de retard mais aussi peu de
points d’avance. Tout va se jouer sur la grande course ! C’est important
de faire un reset mental et d'aborder cette course comme une course unique. L’idée
est de se battre contre soi-même mais pas contre les adversaires donc sur la
gestion de soi, de son mental, de son energie, de son sommeil et sur la vitesse
du bateau. On s’attend à des conditions
météo plutôt faibles pendant les trois quarts du parcours avec beaucoup
d'incertitude. Il faudra saisir les opportunités et ne pas se faire décrocher
sur la première partie du parcours car il y aura forcément un passage à niveau. »
Mael Garnier (Selencia – Cerfrance) : « Pour l’instant,
je suis dans la position du chasseur pour aller chercher Romain Bouillard,
Alexis Thomas et Hugo Dhallenne. Il faudra être bon sur les transitions,
notamment sur la journée de jeudi avec des conditions très instables. Mais
contrairement à ce que les gens peuvent penser, le petit temps est plus
fatiguant pour nous que dans le vent fort. Il faut être sur les réglages pour
réussir à récupérer le vent en premier. Sur une course de 48h, je suis capable
de ne pas dormir du tout mais si je trouve des opportunités pour faire quelques
siestes, je les prendrai car ça joue forcément sur la lucidité en fin de parcours. »
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