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Epreuve en solitaire en Figaro Bénéteau 3 - Championnat de France Elite de course au large
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Un avenant aux Instructions de course a été envoyé ce matin aux 34 navigateurs inscrits à l'édition 2022 de la Solo Guy Cotten dont le départ sera donné à 15h demain de Concarneau.
Hervé Gautier, directeur de course, nous détaille cette modification et les conditions météorologiques attendues sur le parcours : " Cela fait deux jours que nous voyons qu'il va il y avoir du vent fort au niveau de plateau de Rochebonne. Nous avons ainsi pris la décision d'emmener les marins enrouler la bouée d'atterrissage de Port Bourgenay, située plus près des côtes, avec une bouée virtuelle à passer en guise de dog leg pour éviter des croisements dangereux entre les bateaux. Cette modification allonge le parcours de quelques milles mais change surtout considérablement l'angle du vent pour les navigateurs solitaires, ainsi que les manœuvres associées à ce vent fort.
Le coup d’envoi de la Solo Guy Cotten 2022 sera donné le 4 août prochain avec une flotte de 34 Figaro Bénéteau 3 attendue sur la ligne de départ. Organisée par la Société des régates de Concarneau, la 46e édition rassemblera les plus grands skippers en solitaire de l’exigeant circuit Figaro sur un parcours d’environ 400 milles nautiques le long des côtes de la Bretagne sud et de la Loire Atlantique. A quelques semaines du départ de la célèbre Solitaire du Figaro de St Nazaire, et avec une étape prévue à Port-la-Forêt, les figaristes auront à cœur de se jauger sur ce plan d’eau connu, mais redouté de tous !
Une épreuve attrayante
Les années passent mais l’attrait pour la Solo Guy Cotten reste identique ! Ils seront en effet 34 Figaro Bénéteau 3 amarrés aux pieds de la Ville Close de Concarneau à partir du 1er août prochain, prêts à s’élancer sur cette 46e édition. Les atouts de cette épreuve sont nombreux : le terrain de jeu proposé aux skippers, dans une zone maritime où des pièges sont présents mais où la bataille fait souvent rage dans les cailloux et les courants ; sa durée, similaire à une étape de la Solitaire, permet aux skippers de valider leur rythme à bord et le sommeil nécessaire pour tenir ; elle est inscrite au Championnat de France Elite de Course au Large avec un coefficient 2 ; et enfin, Concarneau, ville d’accueil de la Solo Guy Cotten, résolument tournée vers le Nautisme où les marins sont contents de poser leurs sacs étanches plusieurs jours.
Tout juste revenu de la Drheam Cup à laquelle il participait en tant que skipper remplaçant de François Gabart sur le trimaran SVR Lazartigue, Tom Laperche a remporté les deux épreuves en solitaire du circuit Figaro cette saison et participe pour sa troisième fois à cette épreuve. Deuxième l’année dernière derrière Xavier Macaire (Groupe SNEF) absent cette année, le skipper du Team Bretagne CMB Performance fait clairement parti des favoris au départ. « J’aime beaucoup cette course » commente-t-il. « Elle propose un joli parcours entre la côte sud Bretagne, en passant par le raz de Sein et Ouessant. Ce sont des endroits sympas et sauvages qui se prêtent bien à la navigation en Figaro. De plus, cette course revêt un attrait local pour la filière Bretagne CMB et les acteurs locaux du projet. Nous avons toujours plaisir à y venir. »
Un parcours technique
Hervé Gautier, directeur de course, nous détaille les parcours envisagés : « Nous avons élaboré trois parcours possibles, allant de 335 milles nautiques pour le plus court à 380 milles nautiques pour le plus long. Dans tous les cas, les navigateurs passeront par Ouessant et l’île d’Yeu, seulement quelques marques diffèrent entre les trois. Dans tous les cas, ces parcours promettent de belles bagarres le long des côtes bretonnes, très techniques avec beaucoup de courant. Le niveau est très élevé avec de nombreux favoris mais comme nous avons pu le voir les années précédentes, ces parcours génèrent souvent des retournements de situation ! ce sera une belle mise en jambe avant la Solitaire pour les figaristes. »
L'organisation sélectionnera le parcours en fonction des prévisions météorologiques afin de voir les concurrents revenir dans la journée du samedi 6 août à Concarneau.
Ils ont dit :
Guillaume Pirouelle (Région Normandie) : « La Solo Guy Cotten sera la dernière répétition générale avant la Solitaire du Figaro qui est mon objectif principal. Tout le monde est présent à Concarneau et ce sera très intéressant de se jauger en vitesse avec nos voiles neuves et de vérifier que tout fonctionne convenablement sur le bateau. »
Erwan Le Draoulec (Skipper Macif 2020) : « Ne pas participer à la Solo Guy Cotten serait une faute ! D’abord car c’est une super épreuve. Ensuite, car elle fait partie du Championnat de France Elite de Course au Large en solitaire avec un coefficient similaire aux autres courses. Enfin ce sera l’occasion de réviser une dernière fois avant la Solitaire, notamment au niveau de la préparation de la météo qui est un élément important. »
Nils Palmieri (TeamWork) : « Cette Solo Guy Cotten est importante pour capitaliser sur tout ce que j’ai fait ce début de saison en termes de course et d’entraînement. Je n’ai pas vraiment récolté les fruits de mon travail donc ce serait l’occasion ! J’ai fait une pause de plusieurs semaines qui me permet d’arriver frais. J’aime la confrontation et c’est important pour moi de me remettre dans un rythme de course à quelques semaines de la Solitaire. »
Pour consulter la liste des inscrits, cliquez-ici
Nous nous retrouverons cette année du 2 au 7 Aout pour l'édition 2022 de la Solo GUY COTTEN Concarneau
Réactions des skippers à l’arrivée :
« J’enchaîne une deuxième victoire sur cette saison, la première sur la Sardinha Cup avec Morgan Lagravière et celle-ci sur la Solo Guy Cotten. Comment ne pas être satisfait ! Assez rapidement, entre le Raz de Sein et les Pierres Vertes, j’obtiens une 2e place que je n’ai pas lâché jusqu’à Belle-Ile ou j’ai réussi à doubler le leader, Tom Laperche. On a eu beaucoup de conditions variées comme je l’avais dit au départ. On a fait beaucoup de gennaker, le vent était trop serré pour utiliser le petit Spi, qui n’est finalement sorti que 20 minutes. Je vais maintenant faire une petite pause sur le Figaro et partir naviguer sur un autre support pendant la Rolex Fastnet Race. Je vais prendre le temps de me reposer et de préparer le bateau au mieux avant la Solitaire du Figaro. Avec les résultats de début de saison, deux podiums sur la Solitaire et une 11e participation, je sais que je suis attendu et je n’ai pas envie de passer à côté cette fois-ci. Cette Solo Guy Cotten m’a conforté dans mes vitesses, mes angles de voiles, mon fond de jeu et ma maîtrise du bateau. J’accumule depuis 3 ans de l’expérience sur mon Figaro 3 et ça se sent, j’ai de bons réflexes. »
« Je suis content et j’ai vraiment pris du plaisir. J’ai vu plein de trucs et c’était une très belle reprise en solitaire. Finalement, la petite dépression orageuse que l’on redoutait tant, vendredi à la mi-journée, n’a pas tant semé la pagaille que ça. J’étais un peu déçu sur la fin car j’avais repris la tête à Xavier autour de l’île d’Yeu hier soir, réussi à le contenir jusqu’à Rochebonne au près, mais à un moment le vent a un peu changé et il m’a redoublé. Ça s’est joué à peu de choses, comme toujours car ce n’était vraiment que de la vitesse et de la conduite sous gennaker. Je suis forcément content de signer un troisième podium cette saison. Au départ, mon but état de finir dans le Top 5 car je savais que ce serait serré. J’aurais bien aimé gagner mais deuxième, c’est très bien et c’est de bon augure pour la suite. »
Tanguy Le Turquais (Queguiner – Innoveo) : 3e de la Solo Guy Cotten 2021 :
« On est un peu salé, un peu humide et fatigué ! On a réussi à dormir un petit peu quand même, mais absolument pas les premières 24 heures. Finalement je ne suis pas tant fatigué ! C’était vraiment de super conditions avec une arrivée tendue avec Pierre Leboucher (Guyot Environnement). Nos deux sponsors brestois se connaissement bien alors il y avait une petite bataille d’égo sur l’eau ! En tous cas, je suis très content de mon résultat. Je sens que je suis sur la bonne voie ! Maintenant, on va s’occuper un peu du bateau car j’ai tiré dessus comme un ours pendant 2 jours. Mais nous avons tellement eu de tout en termes de condition : des orages et surtout deux dépressions en deux jours. C’était épuisant mais c’est un podium que je prends avec plaisir. »
Tom Dolan (Smurfit Kappa – Kingspan) 5e de la Solo Guy Cotten et 1e étranger :
« Je suis très content. C’est la première course en solitaire que je finis cette saison et je suis très fier du résultat. Je n’avais pas d’objectif mais ça me met en confiance pour la Solitaire du Figaro. On a navigué bord à bord avec Gildas Mahé sur la quasi-totalité de la course, notamment sur une option le long de la côte. Quand j’ai vu qu’on y allait à deux, ça m’a donné confiance ! Toujours bien placé, c’était très bien. Les orages ont fait disjoncter l’électronique plusieurs fois mais j’ai réussi à tout redémarrer. Mai j’ai fait toute la régate avec le capot de la descente ouvert et j’avais 50 litres d’eau dans le bateau, c’était une vraie piscine ! Je n’ai jamais bu autant d’eau de mer de toute ma vie ! »
Alexis Thomas (La Charente Maritime), 9e de la Solo Guy Cotten et 1e bizuth :
« Une victoire en bizuth, c’est un premier objectif atteint sur la Solo Guy Cotten 2021 ! Surtout, je voulais axer cette course sur la gestion du sommeil et c’est réussi, j’en suis très content. Je me suis vraiment canalisé pour déterminer les phases où j’avais des places à gagner en barrant et celles où je pouvais lâcher prise, je suis très satisfait d’avoir acquis cela avant la Solitaire. En revanche, mon bateau a subi quelques désagréments. C’était déjà inespéré d’être là au départ, il n’était même pas à l’eau ni mâté mercredi ! J’ai fait le maximum pour le fiabiliser et tout fonctionne assez bien, je ne déplore malgré tout pas de grosses cassures ! On va maintenant reprendre un petit chantier pour tout optimiser avant l’échéance de la saison !"
Classement provisoire avant jury :
1 / Xavier Macaire (Team SNEF) à 15h02’02
2 / Tom Laperche (Bretagne CMB Performance) à 15h09’08
3 / Tanguy Le Turquais (Queguiner Innoveo) à 15h35’22
4 / Pierre Leboucher (Guyot Environnement) à 15h35’43
5 / Tom Dolan (Smurfit Kappa – Kingspan) à 15h44’11
6 / Corentin Horeau (Mutuelle Bleue pour l’Institut Curie) à 15h44’49
7 / Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) à 15h48’04
8 / Gildas Mahé (Breizh Cola) à 15h49’32
9 / Alexis Thomas (La Charente Maritime) à 15h50’12
10 / Gaston Morvan (Bretagne CMB Espoir) à 15h51’00
11 / Erwan Le Draoulec ( Skipper Macif 2020) à 15h52’34
12 / Martin Le Pape (Gardons La Vue) à 15h53’46
13 / Benoit Mariette (Generation Senioriales) à 15h55’29
14 / Elodie Bonafous (Bretagne CMB Oceane) à 15h56’41
15 / Alan Roberts (Seacat Services) à 16h01'37
16 / Eric Peron (French Touch) à 16h08'37
17 / Nils Palmieri (TeamWork) à 16h34'23
18 / Violette Dorange (Devenir) à 16h49'34
19 / Robin Marais (Ma Chance Moi Aussi) à 17h04'40
20 / Jules Delpech (Orcom) à 17h18'53
21 / Estelle Greck (Respimer) à 17h32'34
22 / Arthur Hubert (Monatoutenergie.fr) à 17h35'07
23 / Francesca Clapich (State Street Marathon Sailing Fearless) à 17h38'31
24 / Philippe Hartz (Marine Nationale Fondation de la Mer) à 17h52'03
25 / Victor Le Pape (AD Innoveo) à 17h54'50
26 / Charlotte Yven (Team Vendée Formation) à 18h04'17
27 / Yael Poupon (Bihannic) à 18h34'51
28 / Pep Costa (Cybele Vacances Team Play to be) à 18h12'19
29 / David Paul (Just a Drop) à 19h00'59
30 / Mael Garnier (AGEAS Team Baie de St Brieuc) à 19h04'06
Xavier Macaire (Groupe SNEF) a franchi la ligne d'arrivée de la Solo Guy
Cotten en première position ce samedi 24 juillet à 15h02’02
Il est suivi par Tom Laperche (Bretagne CMB Performance) en deuxième position
à 15h09'08, et Tanguy Le Turquais (Queguiner Innoveo) à 15h35’22 en troisième
position.
Plus d'information à venir à l'arrivée des 3 premiers au ponton.
Classement provisoire avant jury :
1 / Xavier Macaire (Team SNEF) à 15h02’02
2 / Tom Laperche (Bretagne CMB Performance) à 15h09’08
3 / Tanguy Le Turquais (Queguiner Innoveo) à 15h35’22
4 / Pierre Leboucher (Guyot Environnement) à 15h35’43
5 / Tom Dolan (Smurfit Kappa – Kingspan) à 15h44’11
6 / Corentin Horeau (Mutuelle Bleue pour l’Institut Curie) à 15h44’49
7 / Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) à 15h48’04
8 / Gildas Mahé (Breizh Cola) à 15h49’32
9 / Alexis Thomas (La Charente Maritime) à 15h50’12
10 / Gaston Morvan (Bretagne CMB Espoir) à 15h51’00
11 / Erwan Le Draoulec ( Skipper Macif 2020) à 15h52’34
12 / Martin Le Pape (Gardons La Vue) à 15h53’46
13 / Benoit Mariette (Generation Senioriales) à 15h55’29
14 / Elodie Bonafous (Bretagne CMB Oceane) à 15h56’41
Après les abandons de Fabien Delahaye et Alexis Loison
hier soir, qui expliquaient que les orages avaient bien perturbé l'électronique
du bord (pilotes..) la flotte a bien progressé toute la nuit. Les leaders ont
enroulé l’île d’Yeu à 23h35, suivis en moins de 30 minutes par une vingtaine de
bateaux.
Autant dire que la flotte navigue groupée !
Place à une réelle course de vitesse, dans un vent du
sud-ouest de 15 à 25 nœuds, jusqu’à l’arrivée à Concarneau, prévue entre 14h30
et 15h . Rien n'est encore joué sur les 70 milles nautiques restants.
Ordre de passage à Rochebonne
1 / Tom Laperche (Bretagne CMB Performance)
2/ Xavier Macaire (Team SNEF)
3 / Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019)
4 / Tanguy Le Turquais (Queguiner Innoveo)
5 / Pierre Leboucher (Guyot Environnement)
6 / Gildas Mahé (Breizh Cola)
7 / Corentin Horeau (Mutuelle Bleue pour l’Institut Curie)
8 / Tom Dolan (Smurfit Kappa – Kingspan)
9 / Thomas Alexis (La Charente Maritime)
10 / Benoit Mariette (Generation Senioriales)
11 / Gaston Morvan (Bretagne CMB Espoir)
12 / Alan Roberts (Seacat Services)
13 / Erwan Le Draoulec ( Skipper Macif 2020)
14 / Eric Peron (French Touch)
15 / Nils Palmieri (Teamwork)
16 / Elodie Bonafous (Bretagne CMB Oceane)
17 /Martin Le Pape (Gardons La Vue)
18 / Violette Dorange (DEVENIR)
19 / Jules Delpech (ORCOM)
20 / Robin Marais (Ma chance moi aussi)
21 / Estelle Greck (Respimer)
22 / Arthur Hubert (Monatoutenergie.fr)
23 / Victor Le Pape (AD FICHOU)
24 / Francesca Clapisch (State Street Marathon SAILING Fearless)
25 / Philippe Hartz (Marine Nationale – Fondation de la mer)
26 / Yael Poupon (Bihannic)
27 / Pep Costa (Cybele Vacances Team Play to B)
28 / Charlotte Yven (Team Vendee Formation)
29 / Mael Garnier (AGEAS – Baie de St Brieuc)
30 / David Paul (Just a drop)
31 / Jesse Fielding (State Street Marathon)
ABD : Fabien Delahaye (Groupe Gilbert)
ABD : Alexis Loison (Région Normandie)
Alexis Loison (Région Normandie) est arrivé dans le port de Concarneau vers 21h30. Il revient sur les raisons de son abandon :
« Je n’étais pas très en forme depuis le début de la semaine, après avoir reçu ma 2e dose de vaccin. J’avais de la fièvre et ai mal dormi les deux nuits précédents le départ. Hier, je me sentais mieux, même si je savais que j’avais un déficit de sommeil, je me suis dit que ça allait aller mieux. Le problème est qu’avec tous les orages que nous avons eu, il a tout simplement été impossible d’aller se reposer depuis le départ. Je n’étais même plus dans le rouge, mais dans le violet ! J’étais vraiment en vrac, je n’arrivais plus à me déplacer… Je me suis fait peur dans une manœuvre et j’ai décidé d’abandonner. J’allais faire une bêtise : soit me faire mal, soit casser du matériel. Il était bien plus prudent de rentrer.
Concernant le début de course, ça a été un peu moins l’apocalypse
que prévu sous les orages, mais nous avons dû faire énormément de manœuvres,
très sollicitantes sur ce bateau. Quand le vent a molli, le bateau tournait
dans tous les sens car il y avait beaucoup de mer. C’était difficile de tenir
debout sur le bateau. »
Deux abandons à déplorer :
Ce fut ensuite Alexis Loison qui signifiait son abandon à la
Direction de Course, pour raisons médicales, sans donner davantage d’information
pour l’instant. Le skipper de Région Normandie est attendu à 22h à Concarneau.
Ordre de passage au Birvideaux :
1/ Xavier Macaire (Team SNEF)
2 / Tom Laperche (Bretagne CMB Performance)
3 / Gildas Mahé (Breizh Cola)
4 / Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019)
5 / Alan Roberts (Seacat Services)
6 / Tom Dolan (Smurfit Kappa – Kingspan)
7 / Nils Palmieri (Teamwork)
8 / Gaston Morvan (Bretagne CMB Espoir)
9 / Benoit Mariette (Generation Senioriales)
10 / Elodie Bonafous (Breatagne CMB Oceane)
11 / Tanguy Le Turquais (Queguiner Innoveo)
12 / Thomas Alexis (La Charente Maritime)
13 / Erwan Le Draoulec ( Skipper Macif 2020)
14 / Pierre Leboucher (Guyot Environnement)
15 / Eric Peron (French Touch)
16 / Martin Le Pape (Gardons La Vue)
17 / Corentin Horeau (Mutuelle Bleue pour l’Institut Curie)
18 / Arthur Hubert (Monatoutenergie.fr)
19 / Violette Dorange (DEVENIR)
20 / Jules Delpech (ORCOM)
21 / Victor Le Pape (AD FICHOU)
22 / Estelle Greck (Respimer)
23 / Robin Marais (Ma chance moi aussi)
24 / Francesca Clapcich (State Street Marathon)
25 / Mael Garnier (AGEAS – Baie de t Brieuc)
26 / Philippe Hartz (Marine Nationale – Fondation de la mer)
Voilà 24 heures que les 33 skippers sont en mer, actuellement à la bagarre pour sortir au plus vite des systèmes orageux et attraper le nouveau vent. En attendant que la flotte atteigne les Birvideaux, voici quelques déclarations de skippers prises au moment du départ :
Alan Roberts (SEACAT Services)
« Je me sens bien. Je ressens un peu de pression car la course sera compliquée, avec peu de vent, des transitions, des orages avant du vent fort. Le plus gros morceau sera entre la Chaussée de Sein et les Birvideaux où il faudra être bon en tactique en gérant les orages et la météo. Après nous aurons deux gros bords de reaching, ce qui est super pour afficher de belles vitesses. Au niveau du sommeil, nous ne trouverons pas beaucoup de temps pour dormir, mais ça ira car le format est assez court. »
« Je suis David, j’ai 26 ans et je viens de Londres !
Ce qui est assez inhabituel pour faire de la course au large. Je viens du dériveur
et du match-race et ai participé à de nombreuses épreuves anglo-saxonnes en
équipage. C’est à ce moment là que j’ai découvert le haut-niveau des Français, notamment
sur la Rolex Fastnet Race. J’ai appris que c’était grâce au Figaro, alors me
voilà ! J’aime cette idée de courir sur des bateaux monotypes, afin d’apprendre
et de progresser. Cette Solo Guy Cotten est ma première épreuve en Figaro et je
dois absolument la terminer pour me qualifier à la Solitaire du Figaro. J’ai
navigué l’équivalent de 3000 mn depuis le début de l’année pour gagner en
expérience mais la partie la plus difficile et de connaitre les détails qui font
la différence. »
Xavier Macaire (Team SNEF) :
« C’est cool de revenir sur le circuit après un petit passage en Multi 50. J’ai fait quelques entraînements avec le Team Vendée depuis la Sardinha Cup et ai repris cette semaine avec le convoyage du bateau et quelques navigations de remise en route à Concarneau. Le solitaire c’est comme le vélo, ça revient vite ! Cette course promet d’être très intéressante, on aura plein de transitions, de changements de voiles avec notamment le petit spi qui sera pertinent dans les bords de 25 à 30 nœuds et qu’on sort généralement très peu. C’est difficile d’anticiper les voiles exactes que l’on va utiliser, mais avec la dépression orageuse, les variations de vent, la pétole, la navigation au près et le reaching, on sait qu’il va y en avoir beaucoup. Je vais essayer d’appliquer ce que je sais bien faire au reaching pour réussir cette course et terminer dans le top 3. L’objectif est de naviguer en bon marin même quand les conditions seront musclées et d’avoir une bonne vitesse. Je n’ai pas envie de forcer pour gagner des places, l’idée est d’être aux avant-postes tout en réalisant une course propre. »
« Je suis arrivée sur la Solo Maître CoQ avec seulement 5
jours de navigations sur mon Figaro. J’avais pas mal d’appréhension en tant que
bizuth mais je ne me mettais pas de pression. Je me suis aperçu que j’arrivais
à jouer avec les concurrents dans ce que je savais faire et j’essaye maintenant
d’aller à la pointe de la flèche pour me rapprocher des leaders. J’en suis
encore loin, il y a tellement de choses à connaître et je me laisse le temps
d’acquérir de l’expérience. Le classement bizuth est là pour ça. Je me sens bien,
je suis content d’être au départ de cette Solo Guy Cotten qui va demander une
grosse capacité d’adaptation avec les conditions attendues que même les cadors
vont avoir du mal à anticiper. Je suis parti pour plusieurs années avec mes
partenaires sur le circuit Figaro Bénéteau, je suis venu progresser sur ce
support monotype et apprendre les bases de la course au large. Les nuits en mer
ne représentent pas de difficultés particulières pour moi, à l’instar de la
fatigue. Je me sens dans ma zone de confort et c’est un point fort. J’ai
beaucoup de recul par rapport à certains autres skippers qui font de la voile
depuis longtemps, je prends du plaisir et j’arrive à dédramatiser beaucoup de
situations en me disant que ce n’est jamais fini. »